La Découverte (réédition numérique FeniXX)

  • Cet ouvrage est l'oeuvre d'un économiste qui, en 1995, cherchait à contribuer par des propositions concrètes au rétablissement du plein emploi. Pour Michel Gaspard, tout se joue sur notre capacité à accélérer la croissance de façon durable : avec une croissance molle, on n'a que des emplois nombreux mais pauvrement payés, ou alors des pauvres sans emploi. Comment faire alors ? L'auteur nous montre, à l'aide de quelques scénarios très pédagogiques, comment l'État peut desserrer les freins de la croissance économique, comment une accélération de la croissance rend plus efficaces les politiques publiques pour l'emploi, comment la réduction du temps de travail peut alimenter cette dynamique, à quel point les activités tertiaires sont encore porteuses de création d'emplois. Et ces emplois ne seront pas des « petits boulots » si la réglementation du travail ne disparaît pas. Telle est l'ambition de ce livre.

  • Depuis sa première édition, en 1994, "La Mondialisation du capital" s'est imposé comme un livre de référence par l'ampleur de l'information présentée et la qualité de la synthèse réalisée. Cette édition de 1997 permet en outre de prendre la mesure des bouleversements apportés depuis la fin des années 80 par la montée en puissance de la logique financière (fonds de pension, marchés financiers...) qui s'impose de plus en plus aux entreprises industrielles et aux États. Cependant ce pouvoir de la finance ne s'est pas forgé tout seul : sa force, tout comme celle du capital industriel et, a contrario, la faiblesse du mouvement ouvrier sont à la fois cause et conséquence des politiques libérales qui ont déréglementé les échanges internationaux de marchandises, de services et de capitaux, qui ont privatisé les services publics et qui s'attaquent à l'État-providence depuis le début des années quatre-vingt. C'est donc à une analyse complète - et détaillée - des circuits économiques de valorisation du capital que nous invite l'auteur. La thèse est forte, et s'inscrit en faux contre ceux qui soutiennent que la mondialisation n'est qu'un avatar mineur dans l'évolution de l'économie de marché.

  • Les réformes économiques en Chine sont volontiers présentées comme un succès. Pourtant, si le taux de croissance dépasse 10 % l'an, les déséquilibres macro-économiques (inflation, déficit budgétaire) s'installent et les inégalités sociales se creusent. En démantelant l'économie planifiée, le gouvernement du Parti communiste chinois a scié la branche sur laquelle il s'appuyait. Du fait de la décentralisation, il n'est plus capable de mettre en place une politique économique d'ensemble. La méthode du « double track », qui consiste à doubler d'un marché chaque instance de l'économie planifiée, a favorisé le développement d'une corruption qui infiltre tous les rouages de la société. L'ouverture sur l'extérieur a par ailleurs soumis la Chine aux exigences d'un marché mondial dominé par la spéculation financière. Les capitaux étrangers, concentrés dans des zones économiques spéciales qui connaissent une croissance débridée, ont déconnecté ces régions du reste du pays. La Chine ne sera pas un « nouveau dragon ». La réussite de la Corée et de Taïwan, dans les années 1970 et 1980, s'est appuyée sur un contexte international très différent et sur une action politique très volontaire, ici totalement absente.

  • Connaître les travaux des économistes et des sociologues qui, par le passé, ont marqué l'histoire de leur discipline est un exercice imposé pour tous les étudiants ou lycéens en sciences sociales. Mais c'est aussi, pour les non-initiés, un excellent moyen pour comprendre la logique des débats actuels d'experts sur l'emploi, la croissance, les inégalités... Le parti pris de ce livre n'est donc pas celui de l'exhaustivité, mais de la clarté : après le tome 1 de « Déchiffrer les grands auteurs de l'économie et de la sociologie » (des mercantilistes à Schumpeter et Keynes), ce tome 2 présente les auteurs majeurs de l'après-guerre (François Perroux, Milton Friedman, Friedrich Hayek, Pierre Bourdieu, John K. Galbraith, Albert Hirschman, Joan Robinson, Gunnar Myrdal ou Nicholas Kaldor). Avec cette qualité de style qu'on lui connaît pour rendre vivantes et accessibles les analyses de spécialistes, Denis Clerc expose de façon remarquablement limpide l'originalité scientifique de chacun des auteurs sélectionnés, et leurs polémiques - parfois vives - sur des débats toujours d'actualité : l'aggravation des inégalités nuit-elle à la croissance économique, comme le pense N. Kaldor ? Pourquoi J. Robinson, F. Hayek, M. Friedman ou J. Hicks plaident-ils pour, ou contre, l'intervention économique de l'État ? Peut-on relancer la croissance et l'emploi en créant de la monnaie ? Comment le prix Nobel A. Hirschman explique-t-il le rôle des idées et des mouvements sociaux dans l'évolution économique ?... Des débats académiques qui n'ont rien d'académique !

  • "Les chômeurs coûtent cher" dit-on. "Il y a trop de personnes âgées", "les Français vont trop souvent chez le médecin"... "La santé, ça n'a pas de prix"..., mais ça a un coût. La crise de financement de la protection sociale fait surgir les questions : les salariés paient-ils trop de cotisations ? Ou reçoivent-ils trop de prestations ? Les entreprises sont-elles étouffées par les charges ? L'État doit-il se désengager totalement ? Le système actuel va-t-il éclater ? Ce livre éclaire le débat et propose des solutions, en montrant que l'avenir de la protection sociale ne dépend pas seulement de choix financiers, mais de choix de société : il y va du contenu concret du mot « solidarité ».

  • "Les chômeurs coûtent cher" dit-on. "Il y a trop de personnes âgées", "les Français vont trop souvent chez le médecin"... "La santé, ça n'a pas de prix"..., mais ça a un coût. La crise de financement de la protection sociale fait surgir les questions : les salariés paient-ils trop de cotisations ? Ou reçoivent-ils trop de prestations ? Les entreprises sont-elles étouffées par les charges ? L'État doit-il se désengager totalement ? Le système actuel va-t-il éclater ? Ce livre éclaire le débat et propose des solutions, en montrant que l'avenir de la protection sociale ne dépend pas seulement de choix financiers, mais de choix de société : il y va du contenu concret du mot « solidarité ».

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Depuis 1986, l'Europe est entrée en force dans le débat politique français. Elle est devenue, selon les termes du Xe Plan, « un élément dominant de la stratégie macro-économique » et « une priorité nationale ». À la veille du grand marché de 1993, et au lendemain du traité de Maastricht sur l'union économique et monétaire, ce livre propose un bilan de la construction européenne. À un rythme parfois heurté, l'Europe avance. Est-elle, pour autant, une superpuissance économique ? Que devient le social ? La PAC a-t-elle atteint ses objectifs ? Les choix libéraux ne vont-ils pas creuser les inégalités régionales ? Écartelée entre un approfondissement-fermeture et un élargissement-dilution, l'Europe saura-t-elle surmonter les profondes divergences de conception des pays qui la composent ?

  • L'agriculture industrielle, c'est le modèle américain : peu de main-d'oeuvre, de gros moyens, le recours systématique à des produits industriels (engrais, aliments du bétail, traitements préventifs,...), pour obtenir une production croissante. Ce modèle a assuré la réussite de ceux qui l'ont adopté assez tôt. Ce n'est plus le cas aujourd'hui : endettement croissant, stocks invendables, dépendance et fragilité extérieures, problèmes écologiques. Enfermés dans une impasse, les agriculteurs français sauront-ils en sortir ? Leurs leaders officiels, en tout cas, ne les y aident guère ! Yves Chavagne, 42 ans, est journaliste. L'un des rares de la profession, sans doute, à posséder un CAP agricole : la réalité de l'exploitation, il ne la connaît pas seulement intellectuellement, il l'a pratiquée.

  • On les appelle « alternatives », ces entreprises qui se veulent différentes, et cherchent à promouvoir une autre pratique de l'économie : une économie à visage humain, fondée sur la solidarité et l'épanouissement de tous les individus dans leur environnement quotidien. Souvent fragiles, encore isolées, elles essaiment pourtant. En France comme à l'étranger, elles témoignent d'un possible aux antipodes du tout-économique. Toute modestie gardée, ne sont-elles pas l'amorce d'une réponse à la crise des années 80 ? C'est là qu'elles placent leur ambition.

  • « Les ventes d'armes améliorent le commerce extérieur ». Pourtant, les « bonnes » années de ventes d'armes sont de « mauvaises » années de commerce extérieur. « Les ventes d'armes font baisser les prix de production ». Pourtant, le Rafale risque d'être deux fois plus cher qu'annoncé. Il est vrai que 850 milliards de francs de commandes reçues depuis 1960, permettent à l'industrie française d'exister. Alors, quelle politique de ventes d'armes ? Pour la première fois, une analyse économique met les chiffres sur la table.

  • Depuis 1986, l'Europe est entrée en force dans le débat politique français. Elle est devenue, selon les termes du Xe Plan, « un élément dominant de la stratégie macro-économique » et « une priorité nationale ». À la veille du grand marché de 1993, et au lendemain du traité de Maastricht sur l'union économique et monétaire, ce livre propose un bilan de la construction européenne. À un rythme parfois heurté, l'Europe avance. Est-elle, pour autant, une superpuissance économique ? Que devient le social ? La PAC a-t-elle atteint ses objectifs ? Les choix libéraux ne vont-ils pas creuser les inégalités régionales ? Écartelée entre un approfondissement-fermeture et un élargissement-dilution, l'Europe saura-t-elle surmonter les profondes divergences de conception des pays qui la composent ?

  • 1960-1990 : trois « décennies pour le développement ». Quel sens a-t-on donné aux mots « Tiers Monde », « développement » et « sous-développement », et quel sens peut-on leur donner aujourd'hui ? Les explications sur le sous-développement, et les solutions proposées par les libéraux - comme par les tiers mondistes -, ont toutes échoué face à la complexité de la réalité des pays du Tiers Monde. L'exemple de la Corée du sud est là pour donner tort aux analyses partielles de tout bord (Rangel, Chesnais, Galbraith, Ravignan, Latouche). C'est dans une réorganisation de l'économie mondiale, et une prise en compte de chaque cas particulier dans toutes ses dimensions, loin de tout manichéisme, que des stratégies de développement peuvent naître.

  • Les arbres sont menacés un peu partout dans le monde. Dans les pays pauvres, où de véritables drames sont en gestation. Mais en Europe aussi : maladies généralisées, incendies et, surtout, dépérissement lié à la pollution atmosphérique apparu depuis le début des années 80. La disparition d'un arbre est une perte de patrimoine dommageable à tous. D'autant que les enjeux économiques, sociaux et fonciers sont énormes (filière-bois, loisirs, emplois...), et mal utilisés. Il faudra une véritable prise de conscience pour résoudre cette crise de l'arbre, ces carences dans l'utilisation rationnelle de la forêt, mais y sommes-nous prêts ?

  • L'agriculture industrielle, c'est le modèle américain : peu de main-d'oeuvre, de gros moyens, le recours systématique à des produits industriels (engrais, aliments du bétail, traitements préventifs,...), pour obtenir une production croissante. Ce modèle a assuré la réussite de ceux qui l'ont adopté assez tôt. Ce n'est plus le cas aujourd'hui : endettement croissant, stocks invendables, dépendance et fragilité extérieures, problèmes écologiques. Enfermés dans une impasse, les agriculteurs français sauront-ils en sortir ? Leurs leaders officiels, en tout cas, ne les y aident guère ! Yves Chavagne, 42 ans, est journaliste. L'un des rares de la profession, sans doute, à posséder un CAP agricole : la réalité de l'exploitation, il ne la connaît pas seulement intellectuellement, il l'a pratiquée.

  • On les appelle « alternatives », ces entreprises qui se veulent différentes, et cherchent à promouvoir une autre pratique de l'économie : une économie à visage humain, fondée sur la solidarité et l'épanouissement de tous les individus dans leur environnement quotidien. Souvent fragiles, encore isolées, elles essaiment pourtant. En France comme à l'étranger, elles témoignent d'un possible aux antipodes du tout-économique. Toute modestie gardée, ne sont-elles pas l'amorce d'une réponse à la crise des années 80 ? C'est là qu'elles placent leur ambition.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • « Les ventes d'armes améliorent le commerce extérieur ». Pourtant, les « bonnes » années de ventes d'armes sont de « mauvaises » années de commerce extérieur. « Les ventes d'armes font baisser les prix de production ». Pourtant, le Rafale risque d'être deux fois plus cher qu'annoncé. Il est vrai que 850 milliards de francs de commandes reçues depuis 1960, permettent à l'industrie française d'exister. Alors, quelle politique de ventes d'armes ? Pour la première fois, une analyse économique met les chiffres sur la table.

  • 1960-1990 : trois « décennies pour le développement ». Quel sens a-t-on donné aux mots « Tiers Monde », « développement » et « sous-développement », et quel sens peut-on leur donner aujourd'hui ? Les explications sur le sous-développement, et les solutions proposées par les libéraux - comme par les tiers mondistes -, ont toutes échoué face à la complexité de la réalité des pays du Tiers Monde. L'exemple de la Corée du sud est là pour donner tort aux analyses partielles de tout bord (Rangel, Chesnais, Galbraith, Ravignan, Latouche). C'est dans une réorganisation de l'économie mondiale, et une prise en compte de chaque cas particulier dans toutes ses dimensions, loin de tout manichéisme, que des stratégies de développement peuvent naître.

  • Les arbres sont menacés un peu partout dans le monde. Dans les pays pauvres, où de véritables drames sont en gestation. Mais en Europe aussi : maladies généralisées, incendies et, surtout, dépérissement lié à la pollution atmosphérique apparu depuis le début des années 80. La disparition d'un arbre est une perte de patrimoine dommageable à tous. D'autant que les enjeux économiques, sociaux et fonciers sont énormes (filière-bois, loisirs, emplois...), et mal utilisés. Il faudra une véritable prise de conscience pour résoudre cette crise de l'arbre, ces carences dans l'utilisation rationnelle de la forêt, mais y sommes-nous prêts ?

  • Totalitarisme politique et culturel, inefficacité économique, le modèle soviétique n'a rien de bien engageant : la cause est entendue. Mais sait-on réellement, au-delà des principes officiels et du désordre apparent, comment ça marche ? Planification, salariat, répartition, organisation politique et sociale : ce petit livre explique le système économique soviétique de façon accessible, sans sacrifier la dimension d'analyse indispensable pour comprendre.

  • Fonctionnaire, "service public" : pour les uns c'est l'horreur bureaucratique, pour les autres c'est la fierté nationale. Pierre Bauby entend démontrer ici non seulement que cette opposition est une illusion mais de plus qu'elle bloque toute évolution qui permettrait aux services publics de coller à leur époque.

  • Les pays capitalistes ont vécu depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale sur un modèle productif baptisé fordisme, qui accompagna les plus belles années de la croissance. Ce modèle est en crise depuis le milieu des années soixante-dix. Mais sortir de la crise implique-t-il une rupture totale avec les principes de Taylor et de Ford ? Un ou des modèles productifs sont-ils en train d'émerger ? Comment les caractériser ? Quelle est l'influence du système japonais, du modèle suédois ou des méthodes de travail allemandes sur ceux-ci ? En s'appuyant sur l'analyse des mutations en cours dans les entreprises - non seulement en France mais aussi au Japon, aux États-Unis et dans les autres pays européens - , ce livre fait émerger une réalité nuancée et complexe. On lira aussi avec profit la postface des auteurs - actualisant la première édition de 1993-, qui permet de prendre la mesure des évolutions récentes (des crises asiatiques aux nouvelles formes du taylorisme en France...) et d'approfondir les enseignements tirés de leurs analyses antérieures : les thèses régulationnistes sont ici soumises à l'épreuve du terrain. Fruit d'une collaboration entre un économiste et un sociologue, cet ouvrage s'adresse aux étudiants, enseignants, chercheurs, syndicalistes, mais aussi à tous les salariés soucieux de comprendre les enjeux de leur époque.

  • La réduction du temps de travail n'est plus seulement un débat d'idées, c'est maintenant un enjeu concret pour le gouvernement et les partenaires sociaux. Mais comment comprendre cet enjeu, comment s'engager dans cette négociation qui est « descendue » dans les entreprises, si l'on ne connaît pas les effets sur les ménages, sur le chômage, sur les entreprises ou sur les finances publiques, des différentes solutions qui ont été avancées par les uns et les autres (loi Aubry, bien sûr, mais aussi loi Robien, temps partiel, semaine de quatre jours, 35 heures avec ou sans perte de salaire, etc.) ? Bref, comment tirer parti au mieux d'une réorganisation du travail ? Ce livre permet donc d'y voir plus clair dans la cacophonie ambiante. Il analyse d'abord l'état des connaissances et des thèses en présence. Puis quelques-uns des meilleurs experts de la question expliquent la logique des différents partis pris sur la réduction du temps de travail (« oui, c'est urgent et prioritaire », « pourquoi pas, mais c'est très insuffisant », « surtout pas, c'est dangereux pour l'économie »), précisent les écueils et les possibilités sur le terrain des entreprises. Certes, aucun expert n'est neutre : certains, ici, conseillent, ou ont conseillé plus ou moins directement ceux qui nous représentent au gouvernement ou dans les syndicats. Mais c'est un atout : le résultat de la réduction du temps de travail dépendra précisément de l'engagement de tous ces acteurs sociaux, car ce n'est pas une action mécanique dont on connaîtrait à l'avance le résultat. Ce livre est donc un guide précieux pour la période à venir.

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